B&B

Brands & Boutiques


Bend it like Slimane

This summer, the brand Les (Art)ists becomes a sports merchandising company for American football. From now on, you’ll walk onto the football pitch as Slimane, Margiela or Tisci, rather than Ochocinco, Manning, or Tebow. Wearing the made-in-France t-shirt over a sculpted chest would put you merely one screaming fan away from being David Beckham. Groupies and FIFA trophies notwithstanding, you would at least delight Victoria.

Cet été, la marque Les (Art)ists joue les équipementiers d’une partie de football américain improvisée. De la cour des Grands, c’est en Slimane, Margiela ou Tisci que vous foulerez désormais les pelouses pailletées. T-shirt sérigraphié sur votre torse bombé, ne manquerait ainsi à l’appel qu’une horde déjantée de hooligans. Bien que le maillot ne fasse pas le Beckham, encore moins la victoire, il ravirait tout du moins Victoria.
 
 

Make Dove, not War

It is through a Fall-Winter 2012/13 parade, which doesn’t hold a candle to 14 July, that Dior Homme has unveiled the collection « a soldier on my own. » The atmosphere is serious, and the trend is military green, as are the models walking in a linear, soldier-like fashion.

At the end of the military-inspired procession, Kris Van Assche let loose a flock of doves. The pattern, ecru on navy or grey, is also developed willingly; t-shirts, knitwear, jackets, and sheepskin collared coats for our young peacekeepers — even a cape, reserved for the most daring and steadfast ambassadors of peace.

Has a white flag then been hoisted, heralding a new Slimane era? Interview, Hero Magazine – editorials are already swooning. Rival fashion houses are surely beginning to furbish backstage their weapons of mass seduction. But, for the greatest benefit to our closets, make dove, not war.

 
C’est au fil d’une parade Automne-Hiver 2012/13 qui n’aurait rien à envier à celle du 14 juillet que Dior Homme a dévoilé la collection « A soldier on my own ». L’heure est grave et au vert officier, et c’est ainsi parés que les mannequins-soldats ont défilé, au pas.

Au terme de cette présentation d’inspiration résolument militaire, Kris Van Assche lâche pourtant les colombes. Le motif, écru sur marine ou gris, est d’ailleurs décliné à l’envi. T-shirt, maille, blouson et manteau col mouton pour nos jeunes casques bleus ; et même une cape, réservée aux ambassadeurs de paix les plus gradés ou audacieux.

Drapeau blanc hissé alors que s’annonce une nouvelle ère Slimane ? Interview, Hero Magazine : les éditoriaux déjà s’en pâment. Quand les maisons rivales fourbissent, en coulisses, leur armes de séduction massive. Pour le plus grand bienfait de nos vestiaires. Faites la moue, pas la guerre.
 

From Hero magazine.

Peter Brant II for Interview Magazine.

Style: Men Singapore September 2012 cover.

 
 

Her house, her rules, her disaster

Once again, it was due to a quite ill-timed storm, yet this time one within the lurches of my stomach, that I was unable to be in New York this past week via Donatella’s jet. For those who do not seize the reference, you may close this window without further delay. All that the Anglo-Saxon media world considers as fashion addicts – or very well customers of very good stylists, in the grand tradition of the house of Versace had nevertheless made an appointment with it for the presentation of the capsule collection stemming from the collaboration of the Italian house and the Swedish giant H&M. The latter seems to have shunned away from their usually accessible and simple fashion, giving into Versace’s maximalism via many studded leather pieces, most notably the biker jacket that holds a high place on my wishlist. As for the rest, it is apparent that Donatella has had her way: a fuchsia suit with assorted derbies, zebra and palm tree prints- take a pick. Not much of a surprise when at the start of the fashion show one hears Donatella’s monotonous voice echoing “My rules, my house, my pleasure”. A pleasure that I wish I could say that I shared.

 
C’est à nouveau en raison d’une tempête fort malvenue, mais qui sévit cette fois dans mon estomac, que je n’ai pu rendre à New-York cette semaine en empruntant le jet de Donatella. Que ceux qui n’auraient pas compris la référence closent cette fenêtre sans délai. Tout ce que le monde médiatique anglo-saxon compte de fashion addicts – ou de très bon clients de très bons stylistes s’y était pourtant donné rendez-vous pour la présentation de la collection capsule issue de la collaboration de la marque italienne Versace et du géant suédois H&M. Lequel semble avoir sacrifié l’accessibilité et la simplicité qui ont fait son succès sur l’autel de ce nouveau partenariat. Sous réserve de bonne facture, on retiendra certes les pièces de cuir cloutées, et notamment le perfecto dont vous savez tous qu’il figure déjà en bonne place dans ma liste de souhaits. Pour le reste, Donatella Versace n’en a fait qu’à sa tête et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela se voit : costume complet fushia et derbys assortis, imprimés zèbrés ou palmiers, c’est au choix. Rien d’étonnant dès lors à ce que le défilé s’ouvre et se déroule au fil de sa voix monocorde : « My rules, my house, my pleasure ». Plaisir dont on eût aimé qu’il soit partagé.

 

H&M creative director Margareta Van Den Bosch and Donatella Versace.


 

Versace for H&M party red carpet : Blake Lively, Nicky Minaj.
 
 

Versace for H&M full show.

 
 

Spotted!

Though it is a staple within the female wardrobe, leopard is not an endemically feminine species. It is stealthy, maintaining its presence in various seasons for a long time. YSL padded moccasins are currently attempting to raid on hostile territory – men’s fashion. Still, it was necessary to wait for Numero Magazine as well as a Gucci fur jacket to see the cat in the wild. But, faster than a lion’s roar, it turned out to be as domesticated as an ordinary cat. Givenchy, Trussardi, studded and perched on Loubi – it’s fairly apparent that man has tamed the beast (or vice versa). Touches of ferocity can be elegant, but a badly tamed feline can quickly become tacky. The contrary was proven by Paul & Joe this winter, with an elegant suit drenched in leopard spots. And it was high time, as another predator is watching…

To be continued.

 
Familier du vestiaire féminin, le léopard n’en est pas pour autant une espèce endémique. Depuis quelques saisons maintenant et après avoir longtemps guetté, c’est à pas de velours – mocassins Yves Saint-Laurent aux coussinets, qu’il tente une incursion en territoire hostile : celui de la mode masculine. Certes, il a fallu encore attendre Numéro Magazine et une veste Gucci en fourrure pour voir le fauve bondir en couverture. Mais en moins de temps qu’il n’en faut pour rugir, il s’est fait presque aussi banal qu’un vulgaire chat. Givenchy, Trussardi, perché-clouté sur des Loubi’ : aux lions la bête sauvage, l’homme l’avait apprivoisée. S’en fut trop pour celui qui, hissé en étendard du bling, n’était pas sorti du placard, devrais-je écrire de sa cage, pour se laisser ainsi domestiquer. Alors, pour prévenir l’allergie sans entrer en hibernation, le léopard a su faire le dos rond et preuve de discrétion. C’est que l’abus de taches conduit droit à la vulgarité. Si élégant soit-il par petites touches, félin mal-dompté peut vite se faire félon. La preuve contraire par Paul & Joe cet hiver, où d’un élégant costume complet-moucheté, l’animal reprend du poil de la bête. Et il était grand temps, car un autrement dangereux prédateur guette…

A suivre.
 

Gucci Fall-Winter 2010/11 fur jacket.

US actor Garrett Hedlund wearing Givenchy leopard pants for W Magazine.

Leopard shoes, Anniel (left) – Loafers, Yves Saint-Laurent (right).

Christian Louboutin.

Trussardi 1911 leopard accessories.

From Trussardi 1911 Spring-Summer 2011 collection.

From Givenchy Spring-Summer 2011 collection.

Georgi Yankov by Vasil Germanov for GIA Magazine.

Leopard tie, Topman (left) -
Philippe Durocher by Saad for The Fashionisto (right).

Sean O’Pry wearing leopard pants and shirt.

From Paul & Joe Fall-Winter 2011/12 collection.

 
 

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